Résumés des intervenants dans les ateliers [C-H]

 

ACTIVITÉS DE COMMUNICATIONS NUMÉRIQUES DANS LE CONTEXTE DE LA GOUVERNANCE ET DE LA COMMUNICATION INSTITUTIONNELLE OU CORPORATE

 

Prof. univ. dr. Mete ÇAMDERELI

Faculté de Communication

Université Commerce Istanbul

Dr. Betül Önay DOĞAN

Faculté de Communication

Université d’Istanbul

 

La technologie moderne qui se développe rapidement est en train de faciliter le partage d’informations et de permettre d’augmenter la vitesse de circulation de l’information. Cette allure pousse les organisations à restructurer au sein de leurs progrès stratégiques et à être conscientes de leurs responsabilités envers toutes les parties prenantes sociales concernées. Les termes de « bonne gouvernance » et de communication institutionnelle, de ce fait, se sont imposés à l’issue de cette réflexion. À ce stade, la communication institutionnelle se définit comme une gestion d’approche intégrée des efforts de communication qu’une organisation poursuit avec les parties prenantes sociales, d’où la nécessité pour les organisations et entreprises de structurer les efforts de communication en question sur la base de la participation qui nourrit de la bonne gouvernance. De l’autre part, l’approche traditionnelle de gestion doit faire l’objet d’une certaine hiérarchie entre les unités organisationnelles mais l’approche communicationnelle de gouvernance augmente le rôle et la valeur des parties prenantes sociales concernées.

Dans le contexte de communication institutionnelle, l’un des domaines les mieux observés de la gouvernance c’est les pages Web sur lesquelles les sociétés s’expriment et communiquent. Les pages Web sont en train de produire un contenu différent en fonction des demandes, des attentes et des besoins des différents utilisateurs, de prendre réaction immédiate, de détecter et signaler les sujets intéressants, de fonder la communication durable avec le public cible, de façonner la politique de l’organisation selon les demandes directes … ainsi qu’elles fournissent une communication rapide et efficace avec les publics visés.

Cette étude a pour but d’analyser le discours de la gouvernance dans les pages Web et donc d’identifier justement une constatation générale. L’efficacité du concept de « participation », qui est l’un des éléments les plus importants de la gouvernance, a essayé d’être analysées dans le contexte de connexion avec les sites de réseautage social, de possibilités de communication directe face à l’institution, des matériaux pour informer les utilisateurs, des matériaux pour encourager la participation et la réutilisation (questionnaires, suggestions, etc.). Donc l’efficacité du concept de « responsabilité » a été examiné au moyen des rapports annuels, communiqués de presse, campagnes de responsabilité sociale des entreprises, information sur la promotion des entreprises et des produits.

L’analyse de tous ces deux concepts de « participation » et de « responsabilité » a été réalisée en compilant des données quantitatives de pages Web des 100 premières entreprises en Turquie selon les données parues et vérifiées sur l’année 2011, publiées par La Chambre d’Industrie d’Istanbul. Les pages Web de 90 entreprises d’entre elles ont été consultées et analysées. Suite aux données obtenues, il apparaît que l’orientation et la navigation vers les sites des réseaux sociaux sont l’une des applications importantes contenant la communication en continu et la participation des parties prenantes sociales. Il ne s’agit pas d’une orientation ou d’une utilisation des sites de resautage social pour les 60 sujets examinés d’entre les organisations. Mais les organisations qui utilisent des réseaux sociaux sont en train de cibler généralement sur Facebook et Twitter en vue d’une relation continue, voir permanente avec leurs parties prenantes les plus importantes. Elles utilisent également l’enquête comme un moyen de mesurer la participation des usagers et leurs réactions et la forme de satisfaction du client afin de déterminer des suggestions et des plaintes. Et puis les pages de 90 entreprises donnent lieu, dans la grande majorité, aux informations détaillées sur leurs institutions et sur leurs produits, ainsi que des informations détaillées sur le processus de production.

Dans les pages Web se trouvent surtout les identifications des institutions et des produits qui sont disponibles pour examen dans le cadre de la notion de responsabilité, les communiqués de presse, les campagnes de responsabilité sociale, mais l’on voit rarement des applications telles que l’utilisation des médias sociaux tout en ciblant la participation, les matériaux de type enquête pour encourager la participation, les magazines visant à assurer la continuité de l’utilisation du site Web, la bibliothèque compilée de documents relatifs à l’expertise de l’organisation.

En dernière analyse, il est à signaler que l’utilisation des sites web des institutions en Turquie se considère davantage comme des activités de promotion et le principe de participation dans les pratiques de gouvernance démontre un remarquable manque de réflexion sur les apports et forces des sites web.

 

 

UNE CONSTRUCTION ÉTHIQUE ARTEFACTUELLE DE LA COMMUNICATION INTERNE : L’EXEMPLE D’UNE PRESSE D’ENTREPRISE

Audrey DE CÉGLIE

Laboratoire LERASS, ORGANICOM

Université Paul Sabatier Toulouse

Ivan IVANOV

Laboratoire LERASS, ORGANICOM

Université Paul Sabatier Toulouse

Sophie ARVANITAKIS

Laboratoire LSIS

Université Aix-Marseille 3

 

Les organisations spécialisées, comme les organismes de sécurité sociale, utilisent des dispositifs de communication relevant d’interactions et de médiations entre les acteurs. Ces dispositifs généralement perçus par les instances directives comme des outils d’intelligence sont parfois le reflet d’une construction éthique pas toujours légitime. Nous définissons l’éthique comme un corps de normes subjectives par rapport aux autres (Gorrec, 2010), mais aussi comme « un combat de soi contre soi » (Bernier, 2004) où le meilleur l’emporte. Elle est relative aux comportements, aux choix que les individus font in situ et aux moyens qu’ils déploient pour atteindre leurs objectifs. Elle s’exprime et se construit continuellement à travers les interactions. L’éthique est dans ce sens une action « organisante » collective.

L’objectif de cette présentation est de montrer que l’élaboration d’un dispositif spécifique : le journal interne au sein d’une organisation lors d’une restructuration, peut être envisagée comme une construction éthique de l’information. Si l’information est une construction éthique, est-elle élaborée à travers les interactions situées entre les membres de l’organisation, ou elle émerge directement de la hiérarchie ? La communication est-elle un processus qui engage les hommes dans leur choix ou elle est uniquement un moyen de pression sur autrui ?

Pour cela, nous allons analyser l’organisation comme un système artefactuel de communication (Agostinelli, 2003), où la réalisation d’un journal interne relève de médiations entre les acteurs. Cette médiation via le journal constitue une communication indissociable du contexte d’élaboration et des membres qui l’utilisent. Elle pose alors des problèmes éthiques liés à l’information qu’elle véhicule ou pas. L’éthique est entendue comme une performance de la communication et comme un équilibre des valeurs admises ou partagées par tout le monde à un moment donné de l’histoire de l’homme (Arvanitakis, 2009). A travers une observation participante  de l’organisation Préventika, un organisme de Sécurité Sociale en reconstruction, nous allons montrer que le journal interne, outil de communication de la direction, n’est pas un dispositif technique éthique. Notre objectif est de comprendre les processus de production de ce journal, en analysant les acteurs qui y participent et les prises de décision mises en place. Pour cela nous avons effectué une observation participante en immersion en tant que membre de l’organisation et participant à la rédaction du journal. Nous allons pouvoir observer :

–          Comment les individus interagissent et construisent les dispositifs d’information ?

–          Qui participe réellement à cette construction et aux médiations ?

 

 

 

 

RECHERCHE ET MOBILISATION DE LA MÉMOIRE COLLECTIVE.

LE PROJET LABORATOIRE : EXPLORATIONS POUR UN MUSÉE DU COMMUNISME EN ROUMANIE

Chargée de cours dr. Mălina CIOCEA

Faculté de Communication et Relations Publiques

École Nationale d’Études Politiques et Administratives

Chargé de cours Alexandru CÂRLAN

Faculté de Communication et Relations Publiques

École Nationale d’Études Politiques et Administratives

La recherche traite sur les ressources symboliques de la mémoire collective et les pratiques de remémoration de la période communiste par une génération qui n’a pas vécu cette expérience directement dans le contexte – de l’élaboration d’un musée du communisme.

En utilisant les résultats d’une série de focus-groups organisés dans la période octobre – novembre 2012, nous étudions les sources des représentations de l’époque communiste, ainsi que le type de relation avec le passé d’un public potentiel, en suivant le rôle des représentations médiatiques et des stéréotypes dans la construction d’une image du passé. En utilisant la même série de données, nous suivons également non seulement à mettre en évidence les thématiques et les sous-thématiques qui relèvent les représentations et les sources de mémoire, mais aussi une analyse de type micro de l’interaction conversationnelle (Anthony Onwuegbuzie & al., 2009), ayant comme point de départ la prémisse que le sens est le produit contextuel dans la conversation. Ce qui nous a particulièrement attiré l’attention dans les focus-groups a été l’absence des certaines ressources alternatives de remémoration: la famille, la mémoire institutionnalisée par les manuels scolaires, les références aux formes d’une mémoire publique (des musées, des statues, des romans, des productions médiatiques, des événements).

L’analyse est guidée par un cadre conceptuel incluant des études récentes sur le concept de post-mémoire (Marianne Hirsch, 2008), ainsi que sur la mémoire prothétique (Alison Lansberg, 2004, 2009) ; elle se concentre sur la façon par laquelle se constitue l’archive expérientielle nécessaire pour l’élaboration d’une mémoire prothétique. En constatant un clivage apparent entre la façon traditionnelle par laquelle le publique potentiel d’un musée du communisme perçoit le rôle de l’institution (celui d’éduquer, de prévenir sur un passé qui ne doit plus se répéter) et le type d’expérience muséale que ce public aimerait avoir (une expérience de réception moderne, non-guidée, multi-sensorielle, avec un concept muséal dynamique, l’absence d’une exposition permanente), on essaye d’expliquer la manière par laquelle pourrait être explorée la relation entre les pratiques privées de remémoration et celles d’institutionnalisation dans le processus d’élaboration d’un concept muséal. Une telle analyse est pertinente pour deux problèmes interconnectés : la relation bidirectionnelle entre un musée (soit-il dans l’étape d’un projet) et un public (également, peu configuré) mais aussi le rôle d’un tel musée dans le débat actuel sur la mémoire du communisme. Quel type d’engagement expérientiel aurait le potentiel de générer l’empathie du public vers une altérité passée? Comment peut un tel musée se situer dans l’espace d’une délibération publique sur le passé en tant qu’institution de jugement du passé ?

 

 

COLABORAREA INSTITUŢIONALĂ – OPORTUNITATE DE REVALORIZARE A COLECȚIILOR ISTORICE PRIN BIBLIOTECA DIGITALĂ MANUSCRIPTORIUM

 

Adina CIOCOIU
Redactor bibliotecar
Biblioteca Naţională a României
Biroul Biblioteca Virtuală Naţională

 

Înţelegerea evenimentelor trecute reprezintă cel mai important pas către crearea unui viitor stabil, acceptând valoarea individuală a fiecăruia, care prin reunirea diferenţelor contribuie la inovare, dezvoltare şi progres. Prin această lucrare, voi aduce în atenţie colecţiile digizate ale documentelor istorice şi colaborarea internaţională dintre instituţiile gazdă ale acestora care doresc prezervarea moştenirii culturale proprii, dar şi deschidere acesteia către publicul larg. Subiectul acestei lucrări a fost cercetat în cadrul lucrării masterale, susţinută la nivel internaţional în iunie 2012. Obiectivele cercetării au fost de a identifica avantajele şi dezvantajele colaborării internaţionale prin acceptarea şi înţelegerea de către comunitatea locală şi examinarea impactului acestei participări în crearea unei biblioteci digitale colaborative cu documente istorice. Astfel, cazul Bibliotecii Digitale Manuscriptorium a fost ales să ofere răspunsuri la problematica de cercetare, deoarece aici este locul unde sunt găzduite materiale istorice valoroase – manuscrise, cărţi rare şi vechi, hărţi, corespondenţă etc. – apărţinând mai multor instituţii de prestigiu europene – biblioteci naţionale, universitare, centre de cercetare. Platforma Manuscriptorium oferă acestora un spaţiu online unde echivalentele digitizate ale documentelor istorice pot fi regăsite într-un mod structurat şi stabil, numit mediu de cercetare virtual. Din analiza extinsă a platformei şi din materialele regăsite în literatura de specialitate a reieşit ca Manuscriptorium este cel mai bine organizat şi menţinut spaţiu virtual de cercetare la nivelul comunităţii profesionale europene. Acest studiu a urmat descrierea oferită de Gonçalves et al. (2004), conform căreia arhitectura bibliotecii digitale este definită de șiruri, structuri, scenarii, spaţii, societăţi – acestea fiind traduse prin conţinutul regăsit în biblioteca digitală (șiruri), prin management sau gestionarea obiectelor respective (structuri), locaţii (spaţii)  care-l găzduiesc, activităţi (scenarii) specifice de cercetare şi comunităţi (societăţi) de cercetare cărora conţinutul le este util pentru înţelegerea unui anume subiect.

Drept urmare, rezultatele cercetării au descris actul colaborării internaţionale ca fiind folositor instituţiilor locale şi au schiţat importanţa fiecărei categorii. În ceea ce priveşte conţinutul definit de reprezentările digitale ale materialelor istorice se remarcă dorinţa instituţiilor deţinătoare de a le face publice în cel mai accesibil mod, respectiv online, pe Internet, către comunitatea internaţională a cercetărilor culturii şi istoriei locale şi internaţionale. Din aceasta perspectivă, vor să ofere o versiune cât mai fidelă cu cea originală, beneficiind de avantajele oferite de tehnologia informaţională. Prin definirea comunităţii interesate în lucrul cu acest tip de material, anume studenţi la nivel de doctorat, istorici, filologi şi specialişti în informare, se remarcă unul dintre punctele forte ale platformei, acela de a fi un spaţiu de cercetare academică concentrat pe nevoile şi dorinţele utilizatorilor prin gestionarea interacţiunii dintre obiectul digital şi beneficiarul conţinutului acestuia. Latura activităţilor desfăşurate pentru crearea acestui spaţiu a fost definită de gradul de implicare şi participare în acest proiect. Mai precis, pentru instituţiile care nu au resursele sau tehnologia necesară, Manuscriptorium oferă unelte de lucru foarte accesibile care contribuie la prezentarea obiectului digital într-o manieră stabilă şi complexă. Din capacitatea şi disponibilitatea fiecărui participant de a lucra cu instrumentele propuse s-au conturat trei roluri: participantul activ, participantul pasiv şi agregatorul. Cât despre locaţiile preferate de acces la materialele istorice, se remarcă un interes activ pentru sala de lectură – în special pentru utilizatorii care pot ajunge foarte uşor la spaţiul fizic al bibliotecii, dar şi la mediul online, pentru cei aflaţi la distanţe mari sau confortabili în a consulta copia digitală a documentului istoric. Ultima categorie, cea a managementului, a fost descrisă atât prin prisma legăturilor create între conţinut, sisteme sau standarde, cât şi a personalului specializat şi tehnic care prin cunoștinţele avute contribuie la oferirea unor descrieri cât mai complete şi precise. În concluzie, acest studiu a permis înţelegerea colaborării internaţionale ca o entitate de sine stătătoare, rezultată din alăturarea mai multor instituţii cu motivaţii similare – motivaţii sprijinite de activităţi, sarcini şi implicare asemănătoare.

 

E-REPREZENTAREA ÎMBĂTRÂNIRII ACTIVE ȘI A SOLIDARITĂȚII ÎNTRE GENERAȚII (AE 2012) ÎN CAMPANIILE SOCIALE DIN ROMÂNIA

Conf. univ. dr. Camelia-Mihaela CMECIU

Universitatea Danubius, Galați

 

 

„Anii europeni” (AE) constituie o modalitate de a pune în practică sintagma europeană unitate în diversitate, unitatea concretizându-se prin alegerea unei teme comune căreia i se vor oferi implementări diferite (semn al diversității) de către organizațiile din fiecare stat membru. Implementarea acestor teme europene la nivel macro și micro este realizată prin campanii sociale care sunt adesea „ghidate de eforturi de a reforma, de acțiuni a căror finalitate este îmbunătațirea vieții sau societății, prin stabilirea unor valori sociale emergente” (Dozier et al., 2001). Astfel, campaniile sociale centrate pe anii europeni includ binecunoscuta sintagmă a responsabilității sociale „doing well by doing good” (Rawlins, 2005), deoarece se axează pe includerea celuilalt în efortul coordonat de a îmbunătăți viața comunității, cetățeanul fiind perceput drept un membru activ al publicului organizațiilor. În zilele noastre, această participare activă a publicurilor este vizibilă datorită noilor tehnologii și a social media. Wayne Visser (2010) vorbește despre CSR 2.0, definind acest concept prin metafora călătoriei. Astfel CSR 2.0 este  combinația dintre responsabilitate, care implică tipul de călătorie (soluții, răspunsuri, acțiuni) și sustenabilitate, care implică destinația (provocări, viziune, strategie și scopuri). Trecerea de la CSR 1.0 către CSR 2.0 (Visser, 2010) presupune o schimbare a raporturilor de putere de la centralizare către descentralizare, de la puțini, puternici și exclusivi către diverse publicuri care își împărtășesc experiențele.

Promotorii anilor europeni au folosit principalele practici (informare, conectivitate, implicare, mobilizare și interactivitate) ale Web 1.0 și Web 2.0 pentru a oferi vizibilitate campaniilor sociale naționale. Considerate primele instrumente social media de natură multimodală, blogurile sunt spațiul media unde primează auto-prezentarea și auto-dezvăluirea (Kaplan; Haenlein, 2010). Blogurile în campaniile sociale au un dublu rol: pe de o parte, sunt surse de informare (“k(nowledge)-logs”, Herring et al., 2004), pe de altă parte, conferă un sentiment de apartenență la o comunitate.

Tema de responsabilitate socială a Anului European 2012 (AE 2012) se axează pe drepturile omului, atingând două aspecte importante: îmbătrânirea activă și solidaritatea între generații. Conștientizarea dimensiunilor îmbătrânirii active și a combaterii discriminării față de persoanele în vârstă s-a realizat, de asemenea, în mediul virtual. Analiza se va axa pe modalitățile în care cele două teme sociale ale AE 2012 au fost e-reprezentate prin postările pe blog și prin platforma online în două campanii sociale ale unor ONG-uri din România: „Bunicii mei sunt cool” (CRPDS) și „Mereu tânăr” (Caritas). Întrebările de cercetare vor include următoarele aspecte : 1) tipurile de relații e-reprezentate dintre tineri și bătrâni; 2) tipurile și ponderea acțiunilor de responsabilitate socială e-reprezentate în cele două medii virtuale folosite pentru promovarea AE 2012 în România ; 3) tipurile de actori sociali e-reprezentați ; 4) gradul de implicare în mediul online a regiunilor de dezvoltare din România în promovarea temelor sociale ale AE 2012.

 

 

ORGANIZAŢIILE JURNALIŞTILOR DIN ROMÂNIA ŞI VIZIBILITATEA ÎN MEDIUL ONLINE. ASPECTE ALE DEMOCRATIZĂRII COMUNICĂRII

 

Lect. univ. dr. Ruxandra COMAN
Facultatea de Jurnalism şi Ştiinţele Comunicării
Universitatea Spiru Haret

 

Studiul de faţă se axează pe evidenţierea modalităţilor prin care asociaţiile profesionale din domeniul mass-media integrează în procesele ce le definesc cultura organizaţională, acele activităţi legate de comunicarea în mediul online, ca mărturie a deplinei autonomii, independenţe şi democraţii a diseminării informaţiei.

Metodologia cercetării se concretizează în analize cantitative si calitative cu valorificarea datelor oferite de analize de conținut și de observația asupra diseminării informației în mediul online de către organizațiile profesionale din domeniul mediatic. Se are în vedere în special analiza vizuală ca metodă specifică de cercetare în științele comunicării. Perspectiva teoretică presupune trecerea în revistă a principalelor concepte cu circulaţie relativ nouă în spaţiul românesc – cultură şi comunicare organizaţională, democratizarea comunicării, cu accentuarea importanţei pe care o are comunicarea online în promovarea şi consolidarea imaginii.

Studiul de caz implică o perspectivă diacronică, un scurt istoric al asociaţiilor din peisajul mediatic autohton, cu observarea structurilor organizaţionale (mărime, niveluri ierarhice, departamente) şi cu precizări detaliate justificate de clasificarea în funcţie de criterii referitoare la etnie, localizare la nivel regional / naţional, sex, limbă, tip de presă, vârstă, tipul canalului de difuzare a informaţiei, fiind luate în considerare grupările profesionale diverse, indiferent de titulatură (asociaţie / centru de jurnalism / club / colegiu / fundaţie / grup de iniţiativă /  ligă / patronat / sindicat / societate / uniune).

O parte esenţială a cercetării se bazează pe datele empirice oferite de studierea analitică şi comparativă a web-site-urilor principalelor asociaţii de profil din România, cu urmărirea caracteristicilor de conţinut textual şi ale celor de design. Sintagma democratizarea comunicării se referă la diseminarea online a informaţiilor cu un caracter cvasi-confidenţial (surse de finanţare, rapoarte de activitate, resurse patrimoniale, dividende ale unor societăţi comerciale înfiinţate de respectivele asociaţii), a unor informaţii ce reflectă efortul de auto-reglementare (statute, coduri deontologice).

Studiul pune în evidenţă legătura între dimensiunea strategică a promovării imaginii pe web-site-ul propriu (strategie concretizată în personalizarea adecvată a mesajului, în rapiditatea informării publicului-ţintă şi în valorificarea potenţialului vizual conferit de elementele grafice) şi competitivitatea organizaţiilor de presă, demonstrată prin implicarea permanentă în activităţi culturale şi sociale.

Ipoteza de lucru este aceea că site-urile organizațiilor jurnaliștilor au un rol important în democratizarea comunicării, iar modalitățile de evidențiere grafică și fondul informativ determină creșterea potențialului de vizibilitate în mediul online.

 

LA TRANSLITTÉRATIE, UN FACTEUR DE RÉAGENCEMENT DE L’ORGANISATION SCOLAIRE ?

 

                                                                                            Anne CORDIER

Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication

Université de Rouen

Vincent LIQUÈTE

Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication

Université de Bordeaux 4

 

Depuis plusieurs années se multiplient des recherches pointant la dichotomie entre les pratiques informationnelles « formelles », et les pratiques informationnelles « ordinaires », voire non formelles, au sein de l’organisation scolaire (Béguin, 2006 ; Boubée, 2007 ; Cordier, 2011 ; Liquète, 2012). Par l’entrée en son sein de pratiques issues de sphères sociales extérieures, auxquelles le numérique n’est pas étranger, l’organisation scolaire se trouve questionnée, dans ses fondements structurels comme dans ses modalités de communication, de formation et d’accompagnement des jeunes. Cette dialectique entre logiques individuelles et sociales est d’autant plus prégnante avec l’émergence de dispositifs d’information-documentation incitant au déploiement de compétences translittéraciques.

Nous proposons d’analyser les modalités selon lesquelles la translittératie nous semble un facteur de réagencement de l’organisation scolaire. Nous nous appuierons sur des données recueillies dans le cadre d’un projet de recherche que nous menons sur les compétences translittéraciques au sein des lycées. Nous observons un ensemble de lycéens de classe de 1ère réalisant leurs Travaux Personnels Encadrés (TPE) et d’autres en lycée professionnel réalisant leurs Projets Personnels à Caractère Professionnel (PPCP) : nous cherchons à caractériser des postures translittéraciques au sein d’activités cognitivement distribuées et situées. Ce projet a pour ambition de pré-repérer des « potentiels d’évolution organisationnelle » (Vacher, 2009), et de fournir des pistes susceptibles de conduire à une reconfiguration de l’organisation.

Dans un premier temps, nous verrons combien ces dispositifs d’information-communication (TPE, PPCP) convoquent les modes d’organisation et d’agencement de l’institution scolaire. Ces dispositifs sont en effet générateurs de nouvelles formes de l’organisation, dans le sens où ils ne distribuent plus les rôles communicationnels des uns et des autres de la même manière : l’apprenant devient producteur de contenu, et est engagé dans une démarche, dite autonome, où il lui revient de construire son propre parcours de recherche, développant ainsi des « arts de faire » (Certeau, 2004). Il organise ses tâches et son processus de travail, sollicitant l’organisation scolaire selon ses propres temporalités et systèmes d’intentions.

Dans un second temps, nous exposerons notre protocole de recherche, reflétant une approche écologique des pratiques informationnelles dans l’organisation, centrée sur l’éco-construction des savoirs par les individus. Notre observation anthropologique du terrain vise à repérer des situations communicationnelles fortes, et à identifier des « logiques d’usage » (Perriault, 1989) partagées, ce en mettant l’accent sur des activités sociales distribuées. Notre travail permet la mise en lumière de nouvelles formes de grammaire de l’information (Chervel, 1981) permettant l’intégration de savoirs socialement fragmentés face auxquels l’institution scolaire, par ses enseignants, tente de se réorganiser.

Dans un troisième temps, nous proposerons une focale sur quelques tendances se dessinant dans notre étude. Nous analyserons le rôle joué par le “carnet de bord” des TPE, et l’organisation des traces et prises de notes d’élèves des PPCP, véritables « documents en action » (Dalbin, Guyot, 2007), symboliques de la dialectique entre pouvoir stratégique de l’organisation et négociation tactique de l’individu, instruments étant à la fois des produits liés à une forte prescription de l’organisation et des outils de soutien d’une démarche réflexive individuelle.

 

 

LA RESPONSABILITÉ SOCIALE: VERT ET RECYCLABLE, DEMI-MESURE OU ALTERNATIVE POUR UN MONDE EN CRISE? McDONALD’S GÉANT ET RECYCLABLE POUR LES JEUX OLYMPYQUES DE LONDRES 2012

 

Mihai CRÂNGAȘU
Doctorant en Sciences de l’Information et de la Communication
Université Paul Sabatier, Toulouse

 

Le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) est lié au développement durable qui repose sur trois piliers : économique, social et environnemental. L’entreprise devrait non seulement se soucier de sa rentabilité et de sa croissance, mais aussi de ses impacts environnementaux et sociaux. Elle devrait également être plus attentive aux intérêts des parties prenantes : salariés, actionnariats, clients, fournisseurs, société civile, etc.

Quelles sont les retombées de cette conceptualisation de la RSE en termes de communication du symbolique entendue comme production de sens, voilà le questionnement posé par notre proposition. Autrement dit, quels sont les formes d’expressions symboliques dans les campagnes de responsabilité sociale identifiées à l’aide de l’outil méthodologique  des formes symboliques (Bratosin, 2007, 2005; Cassirer). Cette proposition consiste à montrer qu’au-delà du préjugé que l’expression du symbolique reste l’apanage des sociétés traditionnelles, celle-ci perdure de nos jours et s’exprime à travers les concepts et pratiques communicationnelles les plus à la mode. Dès lors, notre objectif sera de montrer la présence des modes d’expression des formes symboliques (figures, récits mythiques, pratiques rituelles, discours et images symboliques, etc.) dans la campagne de responsabilité sociale de McDonald’s, « Un McDonald’s géant et recyclable pour les J.O. de Londres 2012 ». Le corpus sera constitué d’un ensemble de sites web, canaux et moyens de diffusion de cette campagne.

 

 

L’ENGAGEMENT DES CONSOMMATEURS RESPONSABLES SUR LES RÉSEAUX SOCIONUMÉRIQUES. UNE COPRODUCTION COLLABORATIVE DANS LA

 « GUERRE INTERNET » GREENPEACE CONTRE NESTLÉ

 

Daphné DUVERNAY
Maître de Conférences en Sciences de l’Information-Communication
Université de Nice « Sophia Antipolis »
Université du Sud Toulon Var

Les années 2000 sont marquées par l’explosion des médias numériques. Parallèlement à l’évolution de l’internet vers les réseaux numériques considérés comme sociaux, le comportement du consommateur s’est modifié. Mieux informé, il est devenu un expert, bien plus difficile à manier. D’acteur, il devient « auteur », créant des contenus multimédias, commentant et donnant son avis. Du « consomm’acteur » au « consomm’auteur », un « effet d’époque » est alors franchi. Ce Monsieur tout le monde est aussi celui que l’on retrouve sur les réseaux sociaux, car selon Kabla et al. (2011), aujourd’hui tout le monde est connecté, la moyenne d’âge sur un réseau tel que Facebook le montre, puisqu’elle est de 37 ans.

La question de la production de l’huile de palme en Asie du Sud Est, et de sa consommation par les grandes entreprises du secteur de l’agroalimentaire, sert de cadre pour cette contribution. En septembre 2010, Nestlé, grande multinationale, s’est vue attaquée par Greenpeace, pour son approvisionnement peu scrupuleux en huile de palme auprès d’un fournisseur indonésien, Sinar Mar, ayant recours à un défrichement illégal des forêts. Greenpeace a recherché un fort enrôlement des internautes en mobilisant une combinatoire de réseaux socio-numériques (blog, pages Facebook et Twitter). Nous interrogeons cette tendance à la participation militante comme un « engagement » du consommateur responsable, amplifiée par le développement si rapide des « réseaux socio-numériques » (Stenger, Coutant, 2011). Cette lecture a posteriori par la « communication engageante » (Bernard, 2008a, 2009, Bernard, Courbet, 2011, Joule, Bauvois, 2002) expliquerait le succès rencontré par Greenpeace. Nous proposons une discussion allagmatique (Carayol, 2004) de ces pratiques communicationnelles spécifiques aux réseaux socio-numériques, pour en souligner des processus, souvent ambivalents, de transformation, d’engendrement et d’actualisation (chronogenèse, échogenèse, morphogenèse et ordogenèse). Cette approche mettra en évidence une forme organisationnelle, qualifiée à la suite de Bernard, 2008b), « d’organisation-média » qui valorise le rôle prescripteur de ces réseaux socio-numériques (Stenger, 2011) en considérant les contributions des internautes comme une « coproduction collaborative » (Dujarier, 2008, Beaudouin, 2011).

Pour étayer notre propos, nous avons retenu une méthodologie d’inspiration qualitative fondée sur l’analyse d’une étude de cas dans une démarche déductive (Mucchielli, 1996). Le corpus documentaire de ce cas est composé :

–          Des vidéos de la campagne marketing de Nestlé pour son produit Kit-Kat, et de sa parodie élaborée par  Greenpeace ;

–          Du blog de Greenpeace ;

–          De la page Facebook et Twitter de Nestlé ;

–          Du livre blanc d’Epelboin (2010) proposant une rétrospective de cette « guérilla » sur les réseaux sociaux).

A partir d’une sélection de certains matériaux du cas, nous allons chercher à montrer la dimension explicative, confirmative, de modèles théoriques déjà construits par d’autres chercheurs. Ainsi nous optons pour une étude de cas instrumentale, parmi les trois types (intrinsèque, instrumental, multiple) mis en évidence par Mucchielli (1996, citant Stake, 1994), « particulièrement appropriée dans les situations où le chercheur veut illustrer des phénomènes préalablement définis dans un modèle théorique ».

 

 

QUALITÉ DU SERVICE HOSPITALIER, QUALITÉ AU SERVICE DE L’HOSPITALITÉ : QUELLE(S) COMMUNICATION(S) POUR QUEL MODÈLE ORGANISATIONNEL ?

 

Mouna EL GAIED

CREM, Université de Lorraine

 

Il y aurait à travers la mise en place des démarches qualité dans les organisations et notamment dans les services, une nouvelle manière de voir et de concevoir le travail et l’organisation qui chercherait symboliquement à se substituer à des logiques professionnelles anciennes. C’est justement en traitant de cette question d’une intervention symbolique du management que nous cherchons d’abord à comprendre la particularité « culturelle » des univers professionnels spécifiques étudiés.

D’un autre côté, la communication accompagnant ces dites démarches joue un rôle essentiel dans l’exercice du pouvoir, parce qu’elle contribuerait directement à légitimer les rapports de domination au travail, mais, plus simplement, parce qu’elle est un outil visant à imposer discours et représentations. Elle permet par ailleurs, une meilleure visibilité et une plus grande valorisation des organisations « certifiées » par l’attribution de « labels qualité » véritables arguments de promotion et de communication institutionnelle.

Notre contribution tente d’éclairer ces différentes facettes des transformations organisationnelles au regard des exigences et des particularités des démarches qualités dans deux services analysés ; le service hospitalier en crise en France et le service touristique en zones fragiles et menacés (cas du sud est tunisien). Des services relevant tous deux de contextes difficiles et dont les activités (hospitalière ou hôtelière) répondent substantiellement à des valeurs en lien avec l’attention portée aux personnes.

 

 

CYBER-ACTIVISME ET MOUVEMENTS SOCIAUX

DANS L’ESPACE EN LIGNE ROUMAIN

 

Ana ELEFTERESCU

Étudiante en masterat francofon Médias, Développement, Société, 2ème année

Faculté de Journalisme et des Sciences de la Communication

Université de Bucarest

 

Le passé récent nous a fourni un éventail large d’événements civiques déroulés partout dans le monde sur des questions sociales, politiques ou économiques: Protestations contre les mesures d’austérité des gouvernements, contre le traité ACTA, contre le corporatisme ou généralement contre le système capitaliste mondial. Un rôle important dans tous ces événements – du Printemps arabe et jusqu’aux mouvements Occupy de partout – a été joué par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) qui permettent l’orchestration des mouvements sociaux à grande échelle. Les formes contemporaines de protestation semblent mélanger des technologies « à l’ancienne » avec des outils de communication high-tech (Hajnal, 2002). Le débat académique sur le rôle des NTIC dans la vie politique radicale a généralement comme sujet la façon dont le temps et l’énergie investis dans le « virtuel » sont branchés à l’activité de la vie « réelle ». Un des problèmes est le cas où « l’information voyage sans cesse entre ordinateurs, sans être placée à nouveau dans un contexte humain ». (Van de Donk, 2004, p. 76)

Ce projet a comme point de départ quelques observations recueillies lors des manifestations passées à Bucarest au début de l’année 2012. Pendant cette période-là, l’espace en ligne roumain a créé et renforcé une dichotomie entre les gens qui sont sortis « dans la rue » et ceux qui sont restés « à la maison ». Malgré une mobilisation apparente en ligne, les manifestations ont échoué en partie dans leur transposition en « real life », car les personnes présentes dans la Place de l’Université de Bucarest ont été bien moins que les cyber-manifestants.

La manque de participation aux manifestations dans la rue tend à être considérée par beaucoup comme étant un acte de négligence et une manque de solidarité – le simple fait d’observer sans agir est un acte de violence objective dans le sens proposé par Žižek (2008), de validation par défaut du système avec toutes ses lacunes. (Saco, 2002, p 22)

D’un autre côté, l’amalgame de revendications – politiques, environnementales, culturelles etc. – remises en cause lors de chaque manifestation (en ligne ou hors ligne) peut mener à la coagulation d’une catégorie de militants « professionnels ». Cela pose un problème de légitimité: l’auto-désignation dans le rôle « d’expert en changement social » créé une division hiérarchique entre les militants et le grand public (non-militants, amateurs) qui conduit à l’aliénation de la population de ces problèmes (Kanngeiser, 2008, p 2).

Ce projet de recherche va explorer les aspects de l’activisme virtuel roumain – qui sont les cyber-activistes, quelles sont leurs revendications et leurs moyens d’agir – ayant deux objectifs principaux : 1) de vérifier la façon dont l’activisme virtuel contribue (ou pas) à la formation d’une catégorie d’activistes soi-disant « professionnels » ; 2) de développer sur la différence entre « attitude » et « comportement », afin de comprendre si l’activisme en ligne peut être considéré une forme de protestation en soi dans l’espace roumain ou s’il ne reste qu’un adjuvant aux manifestations physiques.

 

 

 

MARKETINGUL 3.0 – MARKETING CULTURAL ŞI SOCIAL GLOBAL

Prof. univ. dr. Ionel ENACHE

Departamentul de Ştiinţe ale Comunicării

Universitatea din Bucureşti, Facultatea de Litere

 

Dacă în urmă cu mai mulți ani, celebrul futurolog american, Alvin Toffler, considera că civilizația umană poate fi împărțită în trei ere (valuri): agricolă, industrială și a informației, în prezent ne aflăm în fața unui al patrulea val, cel al valorilor concentrate pe creativitate și inovare, pe cultură și tradiții, pe bunăstare și mediu.

De asemenea, ne aflăm și în etapa unor schimbări majore, rapide, imprevizibile, uneori greu de controlat, precum creșterea gradului de sărăcie și a șomajului, schimbările climatice și agravarea poluării, creșterea economică mai lentă în țările bogate din Vest față de cele din Est, deplasarea tehnologiilor din zona industrială în lumea digitală și mai ales noile  probleme și paradoxuri ale globalizării. Toate acestea impun o schimbare radicală a marketingului.

Marketingul de până acum a fost simplu și ușor. Clienții au devenit mai inteligenți, mai pretențioși și mai neîncrezători în marketing. Ei nu mai trebuie tratați ca simpli consumatori ci ca ființe umane complexe  cu minte, inimă și energii sufletești. De aceea, marketingul trebuie să evolueze, să se dezvolte,  să se schimbe fundamental. Marketingul 3.0 poate fi soluția.

Marketingul 3.0 este un marketing cultural și social, este un marketing al valorilor înalte (morale, juridice, estetice) și al nevoilor superioare: pace, dreptate, realizare spirituală – toate abordate  la nivel global.

Marketingul 3.0 este un demers colaborativ, cultural și spiritual ce se concentrează pe: trup, minte, inimă și spirit (suflet) și care aşază problemele culturale în centrul modelului de afaceri al unei firme. (Kotler)

Scopul marketingului 3.0 este acela de a convinge firmele să se implice în problemele culturale și sociale globale.

Marketingul cultural vinde mărfurile spirituale, cele care hrănesc sufletul, produse ale  literaturii, picturii, sculpturii, muzicii, teatrului și cinematografiei. Piața și publicul țintă sunt mai restrânse pentru că marketingul cultural încearcă satisfacerea nevoile superioare:         nevoia de cunoaştere/de informare; nevoia de acţiune şi de participare; nevoia de control asupra contextului; nevoia de relevare a propriei identităţi, de afirmare şi prestigiu în societate; nevoia de justiţie; nevoia de securitate;   nevoia de imaginar, de evadare din mediul cotidian etc.

Marketingul social   nu vinde ci schimbă comportamente, mai exact stimulează comportamentul public pozitiv. Ceea ce ne face să susținem faptul că scopul primordial al marketingului social este binele societății. Principalele sale obiective sunt: promovarea sănătăţii;  prevenirea accidentelor;  protecţia mediului;  implicarea comunitară.

Dacă pentru majoritatea firmelor comerciale marketingul 3.0 este un concept nou, structurile culturale, educaționale și informaționale, în special bibliotecile au  fost dintotdeauna concentrate asupra satisfacerii nevoilor superioare specifice marketingului cultural și asupra realizării obiectivelor marketingului social. Toate aceste structuri au fost și sunt implicate în soluționarea problemelor globale ale omenirii cum ar fi: educația sanitară, analfabetismul și sustenabilitatea mediului.

Prin implementarea Marketingului 3.0, instituțiile culturale, sociale, educaționale și infodocumentare vor contribui la realizarea Obiectivelor de Dezvoltare ale Mileniului (ODM) adoptate de ONU în  anul 2000, care au devenit în prezent dezideratele majore ale lumii:  eradicarea sărăciei extreme și a foametei; accesul tuturor la ciclul primar de învățământ; promovarea egalității între sexe și afirmarea femeilor; reducerea mortalității infantile; îmbunătățirea sănătății materne; combaterea HIV / SIDA, a malariei și a altor maladii; asigurarea sustenabilității mediului; crearea unui parteneriat global pentru dezvoltare.

 

 

 

ROLUL BIBLIOTECII UNIVERSITARE ÎN EFICIENTIZAREA UTILIZĂRII RESURSELOR ELECTRONICE

Conf. univ. dr. Agnes ERICH
Universitatea „Valahia” din Târgovişte

 

Prin subiectul abordat în lucrarea de faţă ne propunem să subliniem rolul crucial pe care îl joacă biblioteca universitară în facilitarea, din perspectiva noilor tehnologii informaţionale şi comunicaţionale, accesului la resursele electronice.

Vreme îndelungată s-a considerat, chiar în mediul academic, că Internet-ul va înlocui biblioteca şi că nu o să mai fie necesară cheltuirea unor sume importante de bani pentru achiziţionarea resurselor informaţionale. Lucru infirmat în ultimii ani când s-a demonstrat că nu toate informaţiile accesibile pe net sunt gratuite şi pertinente şi că utilizatorii trebuie să deţină unele abilităţi legate de cultura informaţiei pentru a fi capabili să stăpânească informaţia şi să o utilizeze  într-un mod eficient.

În acest context, vom încerca să identificăm factorii care conduc la necesitatea utilizării resurselor electronice, vom analiza rolul pe care îl joacă biblioteca universitară în eficientizarea accesului la acest tip de resurse, implicit instruirea utilizatorilor, vom sugera modalităţi de colaborare între cadrele didactice univesitare şi bibliotecari etc.

Din punct de vedere managerial vom analiza câteva aspecte importante de care trebuie să se ţină seama în luarea deciziei de a achiziţiona sau nu o resursă electronică: selecţia, tipul de achiziţie, legalitatea, monitorizarea utilizării etc. Dacă investiţia în tehnologie este crucială, la fel de importantă este investiţia în oameni. Într-o instituţie academică ar trebui ca toţi să cunoască să utilizeze un computer, să fie capabili să-şi găsească informaţia necesară dar, în acelaşi timp, să o şi evalueze din punctul de vedere al cerinţelor informaţionale proprii.

Însă, practica a demonstrat că lucrurile nu stau tocmai aşa, şi aici intervine specialistul în informare şi documentare, care trebuie să îşi asume rolul de trainer. Acesta trebuie să conştientizeze în primul rând că nu toţi utilizatorii au aceleaşi nevoi informaţionale. De aici şi strategiile adoptate care trebuie să fie diferenţiate, în funcţie de tipul de beneficiar: cadre didactice, cercetători, studenţi, bibliotecari.

Rolul bibliotecii universitare nu se rezumă doar la aspectele legate de training, ci şi de acces la Internet, selecţie şi administrare de resurse electronice (conţinutul resursei să vină în sprijinul programelor educaţionale, costuri, modalitatea de accesare şi arhivare etc.), asistenţă tehnologică, integrarea surselor tradiţionale cu cele electronice, monitorizare şi evaluare (cine, când şi cum le utilizează).

În concluzie, biblioteca universitară necesită fonduri, personal specializat şi suportul autorităţii tutelare pentru a-şi putea îndeplini rolul de intermediar informaţional în societatea informaţională.

 

 

GRADE DE RESPONSABILITATE INDIVIDUALĂ

PENTRU EFECTELE NEINTENȚIONATE ALE COMPORTAMENTELOR ORGANIZAȚIONALE

 

Conf. univ. dr. Gheorghe-Ilie Fârte
Universitatea „Alexandru Ioan Cuza” din Iaşi

 

 

Toate comportamentele şi atitudinile pe care persoanele sau grupurile le manifestă unele faţă de celelalte sau faţă de organizaţie în ansamblul ei influenţează buna funcţionare şi performanţa organizaţiei. Alcătuind o specie privilegiată de comportamente semiotice, actele de comunicare organizaţională implică membrii organizaţiei în multiple ipostaze: autor, coautor, dezvoltator, lăudător, susţinător pasiv, comentator neutru, ascultător pasiv, ignorant cu bună ştiinţă, individ dezangajat, critic sau adversar activ. Oricare ar fi postura din care acţionează, membrii organizaţiei nu determină ‒ prin eforturile lor deliberate ‒ un singur efect, ci o pluralitate de serii de efecte. Mai mult, dat fiind contrastul dintre simplitatea sursei acţiunii şi complexitatea sistemului în care se desfăşoară acţiunea, rezultatele intenţionate se asociază în mod necesar cu o mulţime de consecinţe neintenţionate, multe dintre ele fiind, din păcate, nedorite şi indezirabile. Aceste consecinţe neprevăzute sunt generate, în special, de următorii factori: (a) cunoaşterea fatalmente limitată şi deseori eronată a realităţii organizaţionale, (b) iraţionalitatea scopurilor, (c) alegerea unui curs greşit pentru acţiunea comunicativă, (d) utilizarea unor mijloace semiotice precare sau de-a dreptul improprii, (e) insuficienţa feedback-ului sau lipsa de receptivitate la retroacţiune, (f) prezenţa unor factori conjuncturali defavorabili în contextul acţiunii, (g) corelarea nefericită a propriilor acţiuni cu acţiunile contrare întreprinse de alţi membri ai organizaţiei şi (h) nesocotirea complexităţii sistemului organizaţional. Melanjul de rezultate intenţionate şi consecinţe neprevăzute, precum şi diferenţa de statut ontologic dintre individ şi organizaţie face problematică atribuirea anumitor grade de responsabilitate pentru comportamentele organizaţionale manifestate. Opţiunea metodologică care ni se pare potrivită pentru rezolvarea acestei probleme nu este nici reducţionismul, nici holismul, ci interacţionismul (simbolic). Realitatea organizaţională nu derivă logic din simpla agregare a comportamentelor semiotice pe care le manifestă ‒ ca entităţi de bază izolate ‒ membrii organizaţiei. Totuşi, chiar dacă nu este explicabilă în termenii acţiunilor izolate pe care le realizează membrii ei, organizaţia poate fi privită ca funcţie de interacţiunile (conflictuale, respectiv cooperante) dintre aceştia, în contextul diverselor configuraţii poliadice şi pattern-uri de comunicare.

 

 

 

ÉLÉMENTS D’ANALYSE INTERCULTURELLE DES SITES WEB D’ENTREPRISES TUNISIENNES DANS UN CONTEXTE

D’ÉCHANGES FRANCO-TUNISIEN

 

Raja FENNICHE

Professeur des Universités

Université de la Manouba

 

 

Les questions d’ordre culturel occupent désormais une place essentielle non seulement dans les relations politiques Nord / Sud, mais aussi dans les échanges économiques et dans les stratégies d’entreprises qui opèrent dans un champ qui transcende les frontières nationales. La mondialisation n’est pas seulement économique. Elle a un impact direct sur des domaines aussi vastes que la communication, les connaissances scientifiques et les cultures des individus et des peuples. Elle met en présence et en interaction les langues, les cultures et les produits informationnels dans toute leur diversité. Ainsi, le culturel, sous ses différentes facettes, devient de nos jours, un des enjeux de taille des échanges économiques à l’échelle planétaire.

Cette communication rend compte des résultats de l’analyse interculturelle menée sur des sites d’entreprises tunisiennes dans un contexte d’échanges économiques tuniso-français. Notre étude s’intègre dans le cadre du projet interuniversitaire franco-tunisien USET, initié en 2010 qui porte sur l’analyse des sites d’entreprises tunisiennes évoluant dans un contexte de partenariat économique tuniso-français et ce, selon une triple approche : sémiotique, communicationnelle et interculturelle. La diversité des méthodes d’investigation des chercheurs français et tunisiens a été un grand enrichissement pour le projet. En effet, nous avons pu, au cours des nombreux séminaires organisés durant ces trois années, croiser nos points de vue, confronter les résultats de nos analyses et mutualiser nos méthodologies. L’approche interculturelle en particulier a été considérée comme indispensable pour analyser aussi bien les stratégies de communication des entreprises que les interfaces de leurs sites.

Notre communication traite justement de l’analyse de quelques sites de PME tunisiens en mettant à l’épreuve les concepts d’interculturalité dans l’acception de l’école postcoloniale – Edouard Said (1995), Arjun Appadurai (2004), Edouart Glissant (2002) – et en s’inspirant des grilles d’analyse proposées par les théories du management interculturel des organisations (Trompenaars F. et Hampton-Turner Ch., 2003, 2004). Quatre indicateurs ont été retenus dans l’analyse effectuée sur les sites des PME tunisiens:

–                      Le rapport au temps ;

–                      Le rapport à l’espace ;

–                      Le rapport à l’Autre ;

–                      Le rapport à la nature.

Les résultats globaux qui ressortent de ces analyses mettent en exergue les phénomènes d’hybridation (Arjun Appadurai (2004) qui rallient tradition/modernité, société de haut contexte/société de faible contexte, (E. T. Hall (1971) et ce, au niveau des différents indicateurs mentionnés.

A partir de janvier 2011, de profonds bouleversements politiques ont eu lieu en Tunisie qui ont affecté le secteur économique. Outre la baisse de la productivité constatée au niveau de tous les secteurs, des changements structurels sont intervenus au niveau du paysage économique qui nous ont poussés à nous interroger sur le cadre conceptuel de nos analyses.

Un autre éclairage théorique nous a semblé nécessaire à intégrer, pour comprendre les transformations que connait aujourd’hui le secteur économique tunisien. L’approche interculturelle géo-historique que propose J. Demorgan (2004) est intéressante à plus d’un titre. L’interculturel résulte, d’après lui, des interactions inter-sociétales, mais aussi intra- sociétales où des micro-cultures appartenant à différents moments culturels sociétaux coexistent et interfèrent au sein d’une même société.

Nous avons essayé dans cette communication de prendre en compte cet angle de vue pour montrer que nous assistons actuellement en Tunisie à l’émergence d’une nouvelle articulation entre le culturel et l’économique et que de nouvelles expressions culturelles reflétant d’autres moments sociétaux que celui qui était dominant jusqu’à ce moment-là commencent à apparaître avec force particulièrement au niveau des petites entreprises tunisiennes.

 

 

LE « SYSTÈME SCOLAIRE » EN FRANCE : ENTRE CONTRAINTES INSTITUTIONNELLES ET LOGIQUES ORGANISATIONNELLES LOCALES

 

Sidonie GALLOT

Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication

ATER à l’Université Paul Valery, Montpellier III, ITIC

LERASS EA 827 (équipe LERASS-CERIC)

Sophie VAILLIES

Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication

Université Paul Valery, Montpellier III, ITIC

LERASS EA 827 (équipe LERASS-CERIC)

En France, l’institution scolaire reste affublée de la métaphore du « Mammouth » illustrant l’aspect et le fonctionnement d’un « monstre » fossilisé, l’image est lourde de sens ! Malgré des changements perpétuels depuis près de trente ans, une volonté forte de décentralisation et d’autonomie locale, cette image péjorative persiste et enferme les établissements contemporains dans des modèles restrictifs et peu adaptés aux « réalités » de terrains et aux besoins des acteurs. Ce décalage entre l’institution nationale et les organisations locales constitue le cœur de notre questionnement et, de notre point de vue, la base de la compréhension du malaise scolaire que nous traversons depuis des décennies. Notre proposition envisage de montrer comment le lent processus de désinstitutionalisation d’un système centralisé cède la place aux logiques d’organisation locales et comment ces mutations accordent aux communications une place de choix pour la régulation de processus organisationnels singuliers.

Dans un premier temps, nous proposons d’interroger les modèles usuels: nombreuses sont les disciplines qui s’attribuent le terrain scolaire – sciences de l’éducation, sociologie, sciences de gestion, etc. et fournissent aux instances comme aux acteurs des modèles « prêt à penser » – structuralistes, fonctionnalistes, déterminismes sociaux, calculs évaluatifs etc. Ces modèles sont au cœur des procédures de gestion, de coordination et de régulation des établissements. Pourtant, force est de constater que les marges de manœuvres locales, via l’autonomie conférée (loi de décentralisation de 1983), laissent la part belle aux processus d’institutionnalisation et impliquent des logiques internes singulières. Cette réflexion nous amène à montrer à l’aide d’exemples concrets que ces logiques sont localement négociées par des acteurs sur la base des « résidus institutionnels » hautement standardisés dans leur forme initiale.

Dans un second temps, nous proposons de montrer les logiques internes, les modalités de leurs constructions ainsi que leurs effets. L’établissement se dessine comme une « abstraction communicationnelle » (Taylor, 1993) complexe, construite socialement, organisée, organisante (d’Almeida et Andonova, 2006) et engageante (Bernard & Joule, 2005) par et pour ses acteurs : ce sont eux qui le construisent par leurs interactions. L’établissement ainsi défini implique la mise en lien de 5 cadres théoriques (institution, environnement, établissement, politique managériale, relations interhumaines) et leur appréhension selon leur « réalité technique » textuellement rationalisée (Gramaccia, 2001) et leur « réalité construite » qui nous permet de mettre au jour les logiques internes, d’explorer les dynamiques instituantes et les normes locales instituées, au plus prés des acteurs en interaction, au cœur d’une relation qui ne peut qu’être communicante et organisante en fonction de règles (Reynaud, 1997) locales (re)négociées constamment.

Enfin, nous aborderons les perspectives pragmatiques offertes par ce point de vue dans ce contexte. Appréhender la communication organisationnelle, la lecture de ces logiques et dynamiques complexes nous amène à mettre en question les modèles de lecture et de pensée institutionnels de standardisation de normes, d’évaluations et de résultats, ceux d’une communication descendante et d’un possible contrôle centralisé. Selon nous, ces modèles ancrés et dominants de toutes les procédures et « outils de régulation » en rationalisant des phénomènes complexes, donc imprévisibles, laissent échapper leur essence et ne peuvent pas, de fait, les contrôler. En ce sens, nous conclurons notre proposition sur les apports concrets de la prise en considération des procès internes de communication comme de possibles instances de régulation des procès organisationnels complexes et singuliers.

 

 

 

SERVICE PUBLIC VERSUS INDUSTRIES DE SERVICES DANS LES DÉMOCRATIES CONTEMPORAINES ? DES EFFETS DE L’ÉVALUATION ET DE L’EXPERTISE DANS DES SOCIÉTÉS DE LIBERALISME AVANCÉ

Isabelle GAVILLET

Maître de Conférences

Université de Lorraine

 

Cette proposition s’inscrit à la frontière des axes 1 et 2 en portant une même attention  aux reconfigurations du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche et à celui du travail social et médico-social. Des travaux récents mettent en effet en exergue l’harmonisation internationale de normes et référentiels de « qualité » dans l’ensemble des institutions de service public qui, à tout le moins, ne taisent plus, ni dans leurs pratiques, ni dans leurs discours, leur inscription dans le paradigme du management (Meyer, 2012 ; Charlier, Croché, Leclercq, 2012). Le tropisme de la performance et de l’excellence (se) nourri(t) de l’outil benchmarking d’une gouvernance à distance : concurrence et compétitivité à outrance. Soit autant de termes qu’il conviendra d’ores et déjà de réhistoriciser et clarifier.

Historiquement, la donne est distribuée dès la fin des années 50 aux États-Unis. C’est Spoutnik, le premier satellite envoyé dans l’espace par les Soviétiques en 1957 qui exacerbera les passions entre les États-Unis et l’URSS dans la course mondiale aux talents et à la justice sociale. Le retard accusé en termes de technologies, assorti des émeutes raciales, conduira les États-Unis à investir massivement dans l’université (Croché, 2010 : 29). Entre la fin des années ‘50 et le milieu des années ‘60, le gouvernement a considérablement investi dans la recherche, le soutien aux étudiants et l’équipement des universités. Les bourses pour les échanges internationaux accordées dès le tout début des années  60 devaient parallèlement garantir l’information nationale sur l’état de la science dans d’autres pays. À partir de 1963, l’accent est mis sur « l’égalité des chances ». Le Higher Education Facilities Act de 1963/65 vise à lutter contre la pauvreté. Mais les logiques de compétition n’ont jamais été abandonnées. Analysées puis confortées à une échelle internationale entre 1950 et 1970, elles se traduisent dans le rapport A Nation at Risk en 1983 (Derouet, 2007 : 75). Les politiques démocratiques auraient coûté cher pour peu de résultats mesurables. Les premiers classements apparaissent la même année. Dès 1984, la création du National Assessment of Educationnel Progress (NAEP) élabore les instruments techniques de l’évaluation des performances des écoles publiques.  Les technologies de « la marchandisation des savoirs » sont élaborées entre les années 70 et 90 (Martin, Ouellet, 2010, 2011, 2012).

À l’initiative de Claude Allègre, ministre français de l’enseignement supérieur et de la recherche – et de ses successeurs socialistes ou de la droite modérée confondus en France et de la « vague rose » à l’échelle européenne −, ce modèle envahira l’espace européen dès la fin des années 90 et jusqu’à présent (Gavillet, 2012).

C’est dans la dialectique de l’expertise et de l’évaluation entendues comme « dispositif » que nous situerons nos analyses et restitutions d’analyses pluridisciplinaires et internationales dans les secteurs envisagés (Gavillet, 2010). Qu’il s’agisse d’indices, de référentiels, classements, etc., l’idéologie est la même pour les institutions publiques : l’élimination des unes par les autres (Bruno, 2008 : 28).

 

 

 

ASOCIAŢIILE ROMÂNEŞTI DIN ITALIA ŞI ROLUL LOR ÎN COMUNICAREA INTERCULTURALĂ

Asist. univ. drd. Aniţa GRIGORIU

Facultatea de Jurnalism şi Ştiinţele Comunicării

Universitatea Spiru Haret

 

Creşterea rapidă a numărului de români care au imigrat în Italia, dar şi necesitatea înfiinţării unor instituţii care să le apere drepturile şi interesele, în special pe cele legate de piaţa muncii, i-au determinat pe români să se organizeze regional şi naţional în diferite asociaţii. În prezent, se numără circa 100 de asociaţii care reprezintă comunitatea românească din Italia.

În cadrul programelor de pe agenda asociaţiilor au loc diverse activităţi culturale care contribuie la conservarea etnicului românesc şi la integrarea românilor în noua societate. Printre activităţile desfăşurate amintim lansări de carte, întâlniri cu scriitori şi artişti români, conferinţe şi simpozioane pe tema identităţii româneşti şi a comunicării interculturale, festivaluri cu produse tradiţionale, cursuri de limba română pentru copiii români născuţi în Italia şi care nu vorbesc bine limba maternă, cursuri de limba italiană care să-i ajute pe imigranţii români să se integreze în societatea italiană etc.

Ipoteza de lucru este centrată pe ideea că în rândul comunităţii de români din Italia, ca urmare a pierderii contactului cu ţara natală, peste caracterul identitar românesc, se suprapun puternic elemente ale culturii de împrumut, ca efect al comunicării interculturale (cultura de schimb) şi apare pericolul pierderii identităţii româneşti. Astfel, se pune întrebarea în ce măsură românii din Peninsulă mai sunt ataşaţi de valorile naţionale şi care este aportul asociaţiilor româneşti din Italia în păstrarea şi dezvoltarea tradiţiilor şi obiceiurilor din ţara de origine, ca factor important pentru conservarea valorilor româneşti.

Activităţile asociaţiilor sunt diferenţiate, de regulă în funcţie de interesul şi devotamentul celor implicaţi, iar frecvenţa evenimentelor şi calitatea acestora variază foarte mult. În studiul de faţă, metodologia cercetării este una de tip calitativ, printr-o analiză de conţinut care vizează diseminarea informaţiilor din cadrul a cinci asociaţii socio-culturale româneşti din Italia.

 

À LA RECHERCHE DES RACINES OU UNE FORME APOLOGÉTIQUE ?

LA PRÉSENTATION DU PASSÉ DES JUIFS DE ROUMANIE

EN « REVISTA CULTULUI MOZAIC », 1956-1976

Dr. Lucian-Zeev HERSCOVICI

Université de Jerusalem

Le but de notre exposé est de répondre à quelques questions. Quel a été le but de publier des articles d’histoire des Juifs de Roumanie en « Revista Cultului Mozaic » (R.C.M.) ? Quels sujets ont été présents en roumain, yiddish ou hebreu et quels sujets ont été evités ? Quels ont été les motifs de cette sélection ? Qui ont été les auteurs de ces articles et qui ont été leurs lecteurs ? En quelle mesure ces articles ont reflété la pensée juive d’une part, et la conception historique nationale-communiste et retochroniste d’une autre part ?

« Revista Cultului Mozaic din R.P.R. » (= La Revue du Culte Mosaique de la Republique Populaire Roumaine), la publication officielle de la Fédération des Communautés Juives de Roumanie, a paru a Bucarest en 1956. En 1965 son titre a été change en « Revista Cultului Mozaic » (= Revue du Culte Mosaique). Cette revue a été publie en trois langues : roumain, yiddish, hebreu. Plus tard (1976), après la fondation du Centre d’Histoire de la Fédération des Communautés Juives, la recherche d’histoire des Juifs Roumains a été transférée vers cette institution. « Revista Cultului Mozaic » a paru jusqu’à 1994, après le décès d’ancien Grand Rabbin de Roumanie, Dr. Moses Rosen. Elle a été remplace par  la publication de « Realitatea Evreiască » (= La Réalité Juive).